Aiwoween is coming !

Ces jours prochains, d’étranges choses vont se produire dans le monde. Aiwoween est proche, et le flux de la Mort est perturbé. Nous allons vous livrer progressivement quelques anecdotes d’Aiwoween, que l’on aime conter le soir, au coin d’un feu de bois, en grillant des escargots.

Le couloir 6B de la voie 57, au 28éme dessous …

Cela fait bien longtemps que ce couloir est fermé à toute circulation et personne ne sait plus vraiment quelles en sont les raisons … Plus personne ne sait d’ailleurs plus qu’il existe …

Il y a bien des plans mais sur tous, ce couloir dit « maudit » a été effacé. D’ailleurs il n’y aurait aucune raison valable d’en parler aujourd’hui si ce couloir muré n’avait fait reparler de lui, tout à fait fortuitement, lors d’un tremblement de surface, faisant des dégâts dans cette partie des sous-sols.

Ce couloir qui n’existe pas donc, a été retrouvé par une équipe d’entretien. Après avoir agrandi le trou causé par le séisme dans le couloir principal, un ouvrier passa une lanterne par le trou et, sur un morceau de mur dallé de carreaux bleus pastels, lut ces lettres : « Couloir 6B » et une flèche indiquant la direction du fond …

Ils agrandirent donc le trou, suffisamment pour pouvoir y passer et actionnèrent, à tout hasard, l’interrupteur sous l’inscription, ce qui éclaira toute la longueur du couloir d’une clarté blanchâtre et froide.

Ils y avancèrent donc tous les trois et marchèrent le long de ce couloir dallé de bleu pastel … Ils marchèrent … marchèrent … marchèrent sans que rien ne change jusqu’à ce qu’un des ouvriers regarde sa montre et dise aux autres qu’il était l’heure de la pause. Ayant laissé leur déjeuner dans le couloir principal, ils firent donc demi-tour et marchèrent … marchèrent … marchèrent …

Un peu plus tard, un nouveau tremblement de surface causa des dégâts dans cette partie des couloirs du 28éme dessous de la voie 57 et une équipe d’entretien, n’ayant pas de nouvelles de la première équipe, fut chargée d’aller inspecter l’endroit. Sur place, ils trouvèrent les outils et casse-croûtes de la première équipe mais aucune trace des trois ouvriers …

Une fissure s’était faite dans le mur et ils l’agrandirent un peu pour voir ce qu’il y avait de l’autre coté. Un long couloir aux murs dallé de carreaux bleus pastels et une inscription : « Couloir 6B » ainsi qu’un interrupteur qui éclaira le long couloir d’une lumière blanchâtre et froide.

Ils avancèrent dans le couloir et marchèrent … marchèrent … marchèrent …

Un peu plus tard encore, un nouveau tremblement de surface causa des dégâts … nouvelle équipe envoyée sur place … les deux chariots dans le couloir principal … Ils marchèrent eux aussi dans le long couloir dallé de carreaux bleus pastels … marchèrent … marchèrent …

Quelques jours plus tard, une autre équipe découvrit trois chariots d’entretien avec tout leur matériel abandonné dans un couloir de la voie 57. Rien n’indiquait qu’il y avait des travaux à cet endroit, ni qu’il y avait des dégâts à réparer dans les environs. Ils ramenèrent les outils au dépôt, cela ferait le bonheur des équipes qui les avaient perdus.

Quelque part, une ou l’autre épouse abandonnée pleura bien un peu la disparition de son époux et posa quelques questions aux supérieurs des équipes … Quelques enfants s’inquiétèrent de la disparition d’un père nourricier, les poussant à rechercher eux-même bien trop tôt leurs moyens de subsistance … Mais par ces temps difficiles, qui s’en inquiéta vraiment ?

Dans une des zones d’habitations, un vieil homme assis sur un banc raconte une histoire aux gamins déguisés en ailés, en dragons ou en rats géants, prêts à partir pour une grande récolte de bonbons.

« On raconte » Dit le vieux d’une voix grave et un peu chevrotante « Que chaque année, à cette époque où les gosses font provision de friandises ou font des farces à ceux qui ne leur donnent rien, certaines choses étranges se passeraient dans les couloirs souterrains. Pris au jeu des gamins, certains couloirs oubliés veulent eux aussi leurs friandises et se déguisent en gentils couloirs aux murs dallés de carreaux bleus pastels, réapparaissant pour quelques temps seulement et gardant à jamais ceux qui s’y risquent comme de délicieuses friandises qu’on leur offriraient … ou plutôt comme une mauvaise farce …

Personne ne sait ce qu’il leur arrive, puisqu’aucun n’en n’est jamais revenu et qu’il paraîtrait que le couloir 6B n’existerait pas … »

Quelques jours plus tard, une équipe d’entretien retrouvait au 28ème dessous, dans la voie 57, quelques gosses pelotes de réjections contenant des os humains et des lambeaux de vêtements de travail, comme recrachées d’un rapace géant …

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Par Araxia

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  1. 17 janvier 2015
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