C’est commencé

13 mars 2013

Le jour est enfin venu. Pour les Ailés, qui rongent leur frein depuis des siècles, pour les Humains, qui serrent les dents – prêts à faire face à une tempête que rien ne saura arrêter. Oui, le jour est venu car, en cette date du 13 mars 2013, Kazuya, le Tyran démoniaque, et Selvaria, l’Impératrice Céleste, sont enfin prêts à faire sauter les dernières résistances des Portails menant de Ciféris et Célestia à Althian.

Après une guerre de désinformation entre les deux camps Ailés, une date est arrêtée. Chacun voulait arriver le premier sur le monde Humain et y imposer sa loi. Mais à force de repousser l’événement, et au su de nouvelles et étranges informations, les deux Suzerains Ailés se sont, pour la première fois, arrêtés sur un consensus.

Il est 22h ce soir là lorsque Selvaria et Kazuya lâchent la bride à toute leur magie, la déversant avec violence et sans économie sur les Portails Ailés. Alors le sort de l’Humanité est scellé, c’est ce que pensent du moins les envahisseurs.

Loin de là, dans le monde d’Althian, les principaux Seigneurs Humains se préparent à la guerre. En vérité, ils sont prêts, depuis longtemps. Leur monde change depuis plusieurs années, et ils savent que les quelques petits Ailés qu’ils ont croisés jusqu’alors ne sont que le prémices d’une invasion généralisée.

Fait rare, et qui ne s’est guère produit depuis bien longtemps, les Seigneurs Humains ont tenu conseil. Il y avait là, parmi d’autres, Graoul – grand spécialiste de la Tek’ – et Contrôle le visionnaire, Morgause – la Princesse guerrière – et Gris Lit, le mal luné. Ils présidaient à l’Assemblée, car ils étaient les plus riches et les plus puissants chefs des nations naissantes. A quelles informations ils ont eu accès, on l’ignore. A quelle puissance technologique ont-ils fait appel ? La réponse reste obscure. Mais ce qui est certain, c’est qu’ils surent la date et l’heure précise de l’invasion Ailée. Et alors ils agirent en conséquence.

Persuadés que la fin de l’Humanité serait signée dès que les Ailés auraient posé le pied sur Althian, les Humains prévirent de bloquer immédiatement leur invasion. Par recourt à une technologie oubliée – dont ils ignoraient une grande partie du fonctionnement – Graoul et Contrôle réussirent à perturber l’ouverture des Portails Angéliques et Démoniaques. Ainsi, l’invasion n’eût pas lieu. Pas comme elle était prévue du moins.

Ce soir du là, le monde fût distordu. Dans les cieux apparurent des lumières irréelles, bleues, rouges et violettes. Les étoiles disparurent, cédant la place à une toile de lumières aux couleurs changeantes, le sol fût pris de violents tremblements. Bêtes et plantes s’enfuirent et une zone de plusieurs kilomètres fût dégagée en l’espace de quelques secondes seulement.

Le vent rugit avec violence, le tonnerre et la pluie éclatèrent dans un concert de hurlements. Il semblait que toutes les sonorités du monde éclataient alors dans un brouhaha infernal. Les armées Humaines, non loin de là, se bouchèrent les oreilles et – dans le reste du monde, les portes furent barrées, les fenêtres fermées, et les enfants se blottirent sous leurs couettes, croyant à la fin du monde.

Et la fin du monde était là, plus très loin. La fin du monde connu tout du moins. Lorsque la tempête fût à son paroxysme, le ciel éclata dans une explosion de flammes et de bris de glace. Des Cieux se déversèrent alors les Hordes Ailées, décontenancées mais prêtes au combat.

Les Anges et les Démons atterrirent avec violence sur le sol herbeux de l’ile de Centros, sur Althian. Les Humains saisirent leurs armes, mais leurs mains ne tremblaient plus.

Par chance, Anges et Démons furent projetés en deux lieux éloignés. L’Impératrice et le Tyran, épuisés par leurs efforts et leur combat contre la technologie Humaine pour permettre l’ouverture des Portails, se retirèrent et réfléchirent à la suite à donner aux événements.

Car, alors, aucun moyen ne permet l’accès aux dimensions de Ciféris et de Célestia, hormis la mort. Et les premiers combats ne tarderaient plus, car la guerre est aux portes du monde, fini les courses d’escargots bourrés.

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