Branle-bas de combat

*Le gamin courait en tout sens, ravi par l’agitation qui régnait dans la caverne. Il pleuvait à l’extérieur, et en d’autres circonstances l’enfant se serait ennuyé ferme, à contempler d’un air maussade l’entrée de la grotte jusqu’à-ce que la météo se montre plus clémente et qu’il puisse aller jouer dans la forêt. Son père, ses deux sœurs et sa grand-mère vivaient là depuis qu’il était bébé, et il n’avait jamais connu d’autres Humains, ni d’autre environnement.

Mais, ce jour là, il régnait une atmosphère électrique dans la grande caverne percée dans le flan d’une montagne. Le patriarche de la famille d’ermites s’était alors entretenu à voix basse avec de nombreux Humains. Il discutait en ce moment même avec un Homme dont le couvre-chef aux larges bords semblait toujours détrempé. Depuis l’arrivée de ce dernier, le temps avait toujours été à l’orage.

Heureusement, les visiteurs avaient emmené avec eux des tonnes de jouets amusants. Comme des toupies lasers ou des hélicoptères télécommandés, en plus des nombreuses armes auxquels l’enfant n’avait pas le droit de toucher.

Toute cette agitation remplissait pourtant le gamin de bonheur, et il trainait dans les pattes de tout le monde, se faisait durement rabrouer par ses grandes sœurs. L’enfant estimait cependant qu’elles n’avaient rien à lui dire, vu le temps qu’elles passaient à faire des œillades aux hommes et à coucher toutes les nuits dans un recoin différent de la grotte.

Bref, l’enfant s’amusait au beau milieu d’un quartier général tout neuf, et plusieurs jours s’étaient écoulés durant lesquels de nombreuses troupes étaient venues s’établir dans le secteur. L’effervescence prouvait bien que les guerriers humains attendaient quelque chose, mais quoi ? L’enfant n’en avait aucune idée.

Ce soir là, alors qu’il s’allongeait sur sa paillasse près du feu, il entendit son père grommeler à l’intention de l’homme au chapeau.*

- Cela ne devrait plus durer très longtemps, avait-il dit de l’air de celui qui se prépare à un évènement inéluctable.
- Encore quelques jours, et nous serons prêts, répondit l’homme au chapeau mais, s’il se préparait quelque chose, le ton de sa voix n’en trahissait aucune impatience.
- Êtes-vous sûr de ce que vous faites ? Demanda le père.
- On n’est sûr de rien quand cela touche à un matériel que nous n’avons pas utilisé depuis des décennies, répondit l’homme au chapeau. Mais il faudra bien que cela marche…

*Il laissa cette phrase en suspens, comme si cela ponctuait ses propos. De longues secondes passèrent, rythmées par les gouttes d’eau qui tombaient bruyamment sur la pierre. Puis il ajouta.*

- Ce sera notre plus grande tâche mon ami. Si nous échouons, alors nous n’aurons plus qu’à compter sur nos capacités à faire couler le sang.

    • mimi
    • 5 février 2013 11:56

    Alors on attends quoi ?? au diables les babioles magiques ancestrales et au COOOOMMMMBAAAAAAAATTT !!! pouaarrgghh…

    you have been defeated, continue ? ^^

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